Ce 8 février, clôturant la première synthèse des états généraux de l’organisation de la santé (EGOS), à Paris, Roselyne Bachelot, ministre de la Santé, de la Jeunesse et des sports, a annoncé la création de 100 maisons de santé pluridisciplinaires. Il s’agit de répondre à une réalité «alarmante». En effet, «près de 2,6 millions de personnes connaissent de sérieuses difficultés pour trouver un médecin», a indiqué la ministre qui propose un financement «à hauteur de 50.000 euros maximum par projet présenté par les professionnels ou des collectivités locales». Elle prône un «changement d’approche» «afin d’assurer une prise en charge globale de la population dans un bassin de vie». Elle suggère donc le développement d’«une ingénierie au sein des missions» régionales de santé, en partenariat avec les collectivités territoriales désireuses de s’engager, afin d’aider les promoteurs à monter leurs «projets locaux de santé» et une modulation du numerus clausus «en fonction des besoins des régions et de la démographie médicale».
Elle souhaite aussi pouvoir «disposer d’outils incitatifs forts, pour les zones médicalement les plus défavorisées». Selon la ministre, il s’agirait «de disposer de la prise en charge de fonctions supports au sein des maisons de santé pluridisciplinaires, de bénéficier de contrats d’engagement entre les étudiants en médecine et les collectivités territoriales, notamment, de proposer un contrat territorial d’installation signé entre le professionnel de santé, l’assurance maladie et les collectivités territoriales récapitulant les aides financières, le soutien matériel à l’installation et des accompagnements, de faciliter et inciter à l’exercice en cabinet secondaires ou l’exercice à temps partiel le cas échéant en complément d’un temps partiel hospitalier».
Pour atteindre ce but, elle croit «également à la nécessité d’établir une stratégie d’aménagement sur le territoire de l’offre de soins de premier recours qui soit plus cohérente avec l’ensemble des services rendus à la population».
En 2008, une loi de modernisation de l’organisation de la santé sera présentée au Parlement. Elle devrait permettre «d’engager l’ensemble de ces changements».
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