Le rapport d'information des sénateurs Daniel REINER, Michel BILLOUT et Claude BIWER fait état d'un sous investissement structurels des infrastructures nationales et d'une absence de perspectives de financement des infrastructures de transports en France.
Cette situation est d'autant plus critique que de nombreux projets supplémentaires semblent s'annoncer à la suite du Grenelle de l'environnement.
Un constat s'impose : la France néglige "depuis de trop longues années l'investissement en infrastructures de transport". Si le pays poursuit sur cette voie, d'une part il perdra rapidement en compétitivité et en attractivité économiques ; d'autre part, la société n'atteindra pas les objectifs de développement durable qu'elle s'efforce de s'assigner au travers du Grenelle de l'environnement notent les sénateurs.
Quant aux propositions de la mission d'information, elles suivent deux axes :
- en premier lieu, il est vital, dans le contexte actuel de finances publiques très fortement contraintes, de mieux dépenser les ressources existantes, c'est-à-dire de corriger avec détermination certaines pratiques ou certains choix dispendieux ;
- en second lieu, il faut trouver "d'importantes ressources supplémentaires pour les infrastructures de transport et votre mission d'information formule des propositions concrètes en ce sens". Celles-ci découlent assez largement de l'idée que le financement des transports doit être assuré tant par le contribuable que par l'usager.
Ces deux axes convergent vers une conclusion inéluctable : le système français de transport et, avec lui, la richesse de ce pays, sont en péril si un consensus politique fort ne se dégage pas très rapidement pour sanctuariser "les investissements en infrastructures de transport". Cela signifie que l'enveloppe financière prévue à cet effet doit être d'une part significativement augmentée et garantie dans une perspective pluriannuelle, et d'autre part consacrée à cette seule mission.
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