«La FNCCR reconnaît et encourage la pleine légitimité des associations de consommateurs à participer à la gouvernance des services publics d’eau et d’assainissement placés sous la responsabilité des collectivités locales», précise un communiqué. Pour la fédération, l’enquête de l’UFC Que Choisir publiée en 2007 souffre d’erreurs méthodologiques qui mettent en évidence les points faibles d’une grande partie de ses conclusions, souvent basées sur une analyse trop sommaire du fonctionnement des services concernés. En particulier, la modélisation excessivement schématique mise en oeuvre par l’UFC ne permet pas d’estimer précisément le prix de l’eau : on ne peut pas comparer les tarifs actuels à des références de coûts remontant à plusieurs années ou correspondant à des cas particuliers!»
La FNCCR poursuit en estimant que « l’UFC utilise une approche méthodologique très éloignée des modes d’organisation réels des services d’eau et d’assainissement. Elle néglige par exemple de prendre en compte les coûts liés à la sécurité et à la protection des ressources, qui sont d’autant plus élevés qu’ils concernent des agglomérations importantes. Elle ne prend pas en compte les coûts supplémentaires liés à une épuration performante Or, les collectivités sont de plus en plus soumises à de telles exigences, surtout les grandes collectivités dont l’impact sur l’environnement est très significatif. Les économies d’échelle mises en avant par l’UFC Que Choisir relèvent ici de la théorie et non des faits. Elle part d’un taux de renouvellement des réseaux de 0,8% par an, ce qui revient à un renouvellement complet des réseaux en… 125 ans. Dans la réalité, la durée de vie moyenne des réseaux est de l’ordre de 60 à 80 ans maximum.
L’UFC Que Choisir met toutes les collectivités au même niveau, ignorant les variations saisonnières importantes en termes de production que peut nécessiter une population multipliée par 3 ou 4 l’été, en raison du tourisme. Elle ignore aussi les différents mécanismes de subventions des agences de l’eau, qui permettent à certaines collectivités de bénéficier de financements que les autres n’ont pas.
Ces quelques exemples montrent que l’étude de l'association vise davantage des installations virtuelles que des installations réelles et qu'un réel dialogue ne pourra s’instaurer que sur la base d’une méthode incontestable, reconnue par toutes les parties prenantes, permettant d’évaluer objectivement l’efficacité et la performance de ces services publics, afin que les usagers comprennent les justifications du prix qui leur est réclamé.