Dans son rapport annuel présenté à la presse et remis à Nicolas Sarkozy, le médiateur de la République pointe une fois encore les nombreux «dysfonctionnements» de l'administration à l'égard des citoyens, en appelant à la «vertu d'exemplarité» des services publics, que ceux-ci relèvent de l'Etat ou des collectivités. Si Jean-Paul Delevoye salue les «efforts considérables d'adaptation et d'amélioration» de ces services publics, de nombreux mauvais fonctionnements «de différentes natures, pouvant aller de la simple négligence à des décisions franchement illégales» sont dénoncés.
«Pour être respectée, l'autorité doit être respectable. Or, certains dysfonctionnements du service public deviennent intolérables quand ce sont les plus fragiles de nos concitoyens qui les subissent», insiste-t-il, prenant pour exemple des délais de réponse anormalement longs... qui se transforment parfois même en «non-réponse». «Le silence est aussi parfois un moyen de ne pas remplir ses obligations», note le rapport, en soulignant que «la cellule Urgence créée par le médiateur de la République est fréquemment confrontée à des situations extrêmes où les services publics restent totalement sourds au désarroi des administrés».
Les cas cités impliquent à plusieurs reprises des services municipaux. Critiquant une évaluation des politiques publiques «trop souvent basée sur les seuls critères budgétaires et économiques», le médiateur constate que «l'investissement public en termes d'accueil et d'information» n'est «pas à la hauteur de la complexité juridique des textes» qui s'imposent aux citoyens.
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