Jacques Pélissard, président de l’AMF, soulignait début décembre dans un courrier à Jean-Paul Bailly , président du groupe La Poste, les difficultés de fonctionnement du service public. Constatant des difficultés locales dans la mise en oeuvre de la réorganisation du service postal, le président de l'AMF insistait sur les modifications des horaires de levée et de distribution du courrier ainsi que sur celles des horaires d'ouverture des bureaux de poste.
Dans sa réponse du 20 décembre, le président de La Poste rappelle que la «refonte du process industriel et le bouleversement des conditions d'acheminement qui s'imposent à l'entreprise ont conduit, au cours de l'année 2006, à de profondes modifications de l'ensemble de la chaîne de traitement du courrier.» Avec cette adaptation, dit Jean-Paul Bailly, «on peut aujourd'hui considérer que, dans plus de 85% des cas, ces modifications ont pu s'opérer sans changements d'horaires et que moins de 4% des boîtes aux lettres sont affectées par des évolutions significatives des conditions d'accès à nos services.»
Selon lui, si les basculements ont été réalisés «dans la très grande majorité des cas sans effet négatif sur la qualité du service», la Direction générale du courrier doit «tout mettre en œuvre pour corriger des situations dégradées, chaque fois que les conditions techniques et économiques le permettront.» Le président de La Poste précise que, «dans un souci de rendre plus homogène la concertation entre La Poste et les communes dans le domaine du courrier», ses services ont travaillé sur «la bonne application de:
- l'information et la consultation des élus, en particulier des maires;
- la concertation dans les domaines de responsabilité partagée;
- l'appréciation continue de la qualité de service du courrier au plan local;
- les mécanismes d'alerte aux niveaux national et départemental afin de prévenir et de remédier, dans les meilleurs délais, à tout dysfonctionnement constaté.»
Jean-Paul Bailly conclut en soulignant «l'importance qu'il attache à ce que la recherche de la performance économique, qui s'impose à l'entreprise, soit toujours compatible avec les exigences du service public.
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