Commission Attali (suite)
La dette publique atteindra 80 % du PIB en 2012. La commission préconise une réduction drastique de la dépense publique, aujourd'hui la plus élevée des pays de l'OCDE en proportion de la richesse nationale (53,4 %). A raison d'une baisse annuelle de 1 % du PIB pendant cinq ans, ce sont 20 milliards d'euros que le rapport estime possible d'économiser entre 2009 et 2012.
Pour maitriser la dépense publique, Jacques Attali retient quelques propositions assez innovantes, comme la fixation d'une enveloppe limitative des crédits de l'assurance-maladie ou la mise sous condition de ressources des allocations familiales (2 milliards d'économies).
L'évaluation des agents de service public non seulement par ses supérieurs mais aussi par les usagers est également inscrite comme proposition. Ou celle d'un réexamen approfondi de l'efficacité des dépenses fiscales et sociales.
Jacques Attali propose surtout de généraliser les « agences » de délégation de service public, considérées comme moins coûteuses et plus efficaces. Ainsi, ce sont des agences qui devraient, selon lui, gérer l'impôt, tenir la comptabilité publique, remplacer l'Insee et l'administration.
Du développement de l'e-administration les experts de la commission attendent plus d'économies : 15 milliards d'euros par an pour l'Etat. Il propose 10 programmes d'administration électronique avec notamment une « bourse numérique de l'emploi » et une « justice numérique ».
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